VOUS SONGEZ à PLONGER?

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[Plongeurs chevronnés, ce post n’est pas pour vous…vous savez déjà tout bien sûr !]

Vous avez fait quelques plages du coin…vous vous êtes mis au snorkeling (masque et tuba) et maintenant le Padi vous démange ? Avec les nombreux spots de plongée magnifiques qu’abrite l’Asie du sud-est, ce n’est pas surprenant !

Alors voici quelques recommandations de la société française de médecine des voyages. Je parle ici d’adultes (donc plus de 15 ans et 4 mois selon la loi française ! ). Pour les enfants, je vous laisse voir avec votre médecin préféré !

Qui peut plonger ?
Tout le monde sous réserve d’être en forme, ça tombe sous le sens ! Il y a tout de même des contre-indications qui sont soit temporaires (phlébite, problème de tympan, grossesse, prise de certains médicaments, tout ça à discuter avec votre médecin traitant) soit définitives (asthme, épilepsie, certains problèmes cardiaques et drépanocytose). Mais on peut n’avoir aucune contre-indication et pourtant avoir des facteurs de risque d’accident : hypertension artérielle, tabac, surpoids et …déshydratation très fréquente et souvent insoupçonnée sous nos latitudes bien chaudes (la déshydratation, ce n’est pas toujours la soif, voir mon post à ce sujet).

Où plonger ?
Je l’ai dit en intro, les spots sont nombreux mais…tous ne sont pas équipés pour traiter les accidents. Les 2 équipements indispensables sont : de l’oxygène en bouteille (en général, il y en a ! Vérifiez-le en demandant si le centre possède un « Emergency Oxygen Kit ») mais surtout il faut à proximité un caisson hyperbare (hyperbaric rescue chamber ou decompression chamber) ; il est la clé du traitement de l’accident de plongée. Le temps de transport jusqu’au caisson conditionne la réussite du sauvetage.

Spots avec caisson hyperbare ?
(Tout change très vite en Asie ! Alors vérifiez ces informations avant de partir !)

  • En Indonésie, à Bali (Sanglah hospital 62-361-227911 through -15 ext. 232), à Lombok (+62 (0)370 6162145, +62 (0)370 6600333) à Surabaya (Military Marine hospital), à Manado au Sulawesi (Malalayang Hospital, Tél: 0811430913), à Makassar toujours au Sulawesi (Rumah Sakit Umum Wahidin Sudirohusodo. Contacter: Pak Daniel Address: Jl. Perintis Kemerdekaan Km. 11, Tamalanrea Kampus UNHAS Indonesia TEL: + 62 – 0411 (584677) et à Jakarta (Navy Hospital).
  • En Thailande à Krabi, Phukett, Koh Tao et Bangkok.
  • Aux Philippines à Quezon city (AFP Medical Center), Cebu city (Viscom hospital) et 4 bateaux de sauvetage sont équipés de caissons (numéro d’urgences 24/7 aux Philippines : +63 26321077). Tous les détails Philippine rescue centers.

Quelques précautions simples

Les plongeurs expérimentés le savent, se connaissent et maîtrisent parfaitement leurs limites. Mais si vous vous lancez, sachez que rhume ou sinusite ne font pas bon ménage du tout avec la plongée ! Un autre piège : la fatigue avec la tentation de surestimer ses capacités « je veux rentabiliser mon séjour, alors j’en profite au maximum, tout de suite, tous les jours et jusqu’au bout ! ». Alors pas à la sortie de l’avion ou avec un décalage horaire, pas plus de 2 plongées par jour et pas d’exercice physique après la plongée. Et un sacré danger à retardement : l’avion et sa pressurisation. Très mauvais le lendemain d’une plongée ! Donc on ne plonge pas la veille du départ…

Une bonne assurance avec un bon assisteur !

Une bonne assurance* ne suffit pas ! Encore faut-il que son assisteur (celui qui évalue puis transporte le blessé) soit équipé. Regardez votre contrat et appelez-le pour vérifier (en anglais : portable hyperbaric rescue unit).
(*) l’assureur couvre vos frais de santé mais…pour aller à votre secours, il n’a pas les compétences ! Donc il s’allie avec un « assisteur » qui possède des plateformes médicales de gestion, traitement, transport et rapatriement des urgences. C’est une partie essentielle de votre contrat qu’on oublie souvent de vérifier.

Et pour apprendre les bons réflexes en cas de suspicion d’accident de plongée, lire ce très intéressant lien : rescue procedures for scuba diving

Bonnes plongées !

Sources: JIM Journal International de Médecine et Société française de médecine des voyages

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